abordable The tree of life – (Palme d’or – Cannes 2011) [Blu-ray] – en vente
- SDF
Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l’oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu’il affronte l’individualisme forcené d’un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu’au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire.Contient :
– le DVD du même film
– bonus : Making of (95′) – Interviews d’Alexandre Desplat, Michel Ciment et Yvonne Baby
List Price: EUR 14,99
![The tree of life - (Palme d'or - Cannes 2011) [Blu-ray]](http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ETnJH19lL._SL160_.jpg)

Incompris. Inclassable. Déroutant. Fascinant. Une oeuvre magistrale!!,,
Depuis LA LIGNE ROUGE je suis un fan absolu de Terrence Malick. Ces films sont à chaque fois des expériences sensitives uniques d’une beauté rare (en particulier le fabuleux LES MOISSONS DU CIEL).
TREE OF LIFE, couronnée par une palme d’or largement méritée, ne fait pas exception à la règle.
Dans ce film on parle de foi, de rejet de la foi, d’accepter le deuil, la douleur de la perte de l’être cher et de ressenti. Car la mère (émouvante Jessica CHASTAIN) du jeune héros est une naïve qui s’attache à ses croyances pour ne pas pêter les plombs tandis que le père rigide (BRAD PITT, superbe!!) s’attache à ses regrets, ses rancoeurs et rejette tout sur l’éducation de ses enfants. De ce l’enfant remet en cause les fondements de sa propre famille : Pourquoi Dieu a laissé cet enfant se noyer, l’incendie et l’enfant brulé, céder à la violence, l’envie de tuer son père…
La symbolique de la scène finale sur la plage l’explique bien.
Tour à tour ses personnes se croisent sans jamais se regarder et tout à coup ils accèptent de se regarder, de communiquer donc de vivre : il accepte l’aigreur du père, l’onirisme de la mère murmurant “je te le confie”. Tout de suite après l’enfant devenu adulte (campé par Sean PENN) errant dans son désert affectif (cette porte étrange au milieu du désert), dos à un gratte ciel dans cette société moderne déshumanisante, sourit pour la première fois. Superbe!!
Il renait (naissance de l’univers, vie puis destruction et renouveau comme le cycle de la vie).
Le sujet central du film est la vie d’un homme est bien peu de choses face à ce qui l’entoure.
Bref cette oeuvre, je l’accorde, aux innombrables symboles, peut susciter un rejet aux premiers abords par sa trop forte complexité. Ponctuée d’images absolument phénomènales (le cosmos, l’océan, les dinosaures…), ce voyage métaphysique hors-norme propose une expérience sensitive fascinante rare au cinéma. Pour peu que l’on soit réceptif (style ENTER THE VOID).
Mais de là à dire tout de suite que c’est un navet, c’est absolument faux!!
Et comparer ce film au 2001 de Kubrick, c’est totalement hors sujet!! Tant les deux films ne se ressemblent en rien.
J’ai eu l’impression d’assister à un autre genre de cinéma, expérimental, transcendant : au delà des mots!!
Il est clair qu’il faudra bon nombre d’années avant qu’il soit apprécié à sa juste valeur.
De plus ce DVD possède une image absolument magnifique et un son en parfaite adéquation avec son sujet : le ressenti.
Seul regret, zéro bonus!! Uniquement disponible sur Blu ray.
Je le répète, pour moi, TREE OF LIFE est un chef-d’oeuvre absolu qui interroge sur notre place dans ce monde et marque.
Ce n’est que du cinéma mais quel cinéma!!
Malick’s FOREVER!!
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Signaler un abus
| PermalienSublime,
C’est le meilleur film que j’ai pu voir de toute ma vie, qui en est déjà à plus de sa moitié. J’ai vu ce film au cinéma et je m’étais jurée de l’acheter dès sa sortie. Ce que j’ai fait.
Si on ne se pose pas de question sur le sens de la vie, ou si on est hermétique à toute idée d’un Dieu créateur, évidemment on peut trouver ce film soporifique.
Il ne faut pas s’attendre à voir des scènes d’action. Tout est en émotion pure. Jamais un film ne m’a autant bouleversée. Simplement magnifique !
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Signaler un abus
| PermalienLe long cheminement du deuil,
USA, années 60. Un enfant meurt, une famille se trouve plongée dans le désespoir. Comment va-t-elle s’accommoder de cette disparition et accepter l’absence de l’être cher ?
Au delà de l’histoire d’une famille particulière, c’est le processus du deuil en lui-même, avec sa suite de pensées plus ou moins logiques, ses incompréhensions, interrogations, réminiscences, douleurs, refus, dénis, colères, abattements, etc. que “The Tree of Life” s’efforce de mettre en images en faisant alterner flashbacks sur le passé de la famille (vie de tous les jours) et considérations plus larges sur la vie avec un grand V.
Avec un côté volontairement décousu qui semble avoir dérangé une partie des commentateurs, le film prend ainsi la forme d’un grand creuset où alternent des voix off exprimant la douleur des proches du défunt (« où es-tu ? », « te souviens-tu de moi ? », « pourquoi ? »), des interpellations de Dieu et de ses éventuelles motivations, une réflexion sur les choix de vie, sur la perte de l’innocence, sur le passage à l’âge adulte, sur les rapports entre la vie et la mort, et sur la nature même de la vie.
La quasi-dernière scène — brocardée par plusieurs commentateurs que les nombreux symboles du film semblent avoir irrités — présente une plage où déambulent sans but apparent des personnes, mortes ou non, dont les vies se sont croisées. C’est l’occasion pour certaines d’interagir, de se faire leurs adieux et de repartir apaisées. De fait, le frère et la mère du défunt acceptent désormais son absence et le laissent partir seul sur la plage. Un champ de tournesols, tous semblables et tous différents à la fois (comme le sont les humains), est alors présenté suivi d’un plan fixe sur un pont symbolisant le concept-clef du film : le passage. Passage du rien au quelque chose, de la cellule vivante à la cellule familiale, de l’enfance à l’âge adulte, de la vie à la mort, etc.
Comme on l’a maintes fois dit, les images sont superbes et la musique envoûtante.
J’ai personnellement beaucoup aimé ce film mais contrairement à certains commentateurs enthousiastes je n’ai pas été captivé au point d’en oublier l’heure et d’avoir l’impression d’être tiré d’un rêve par le générique de fin. Question de sensibilité individuelle probablement ; chacun “rentre” dans le film à sa façon. Il serait néanmoins dommage passer à côté de cette expérience.
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Signaler un abus
| Permalien